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Globalement :

Lors de l'arrivée des Argeh'niens sur Erhur'cae, les Foh-jum ont vus d'un très mauvais œil cette nouvelle race qu'ils ne connaissaient pas; quelques années après l'arrivée du peuple tribal sur l'Île, des affrontements ont éclatés entre les deux peuples, affrontements auxquels Ethel participa malgré son très jeune âge (âgée d'à peine 15 ans, alors). Son manque d'expérience et sa faiblesse physique, à ce moment-là, ont provoqués sa perte puisqu'elle perdit son combat contre le fils de l'Empereur Argeh'nien, William, et fit partie des Foh-jum capturés et enfermés à la fin de ce qui se nomme aujourd'hui «Les Années Perdues». Elle fut emprisonnée, avec de nombreux autres des siens, dans les geôles sous le Palais Impérial; elle était désormais vouée à passer le reste de ses jours à servir d'esclave et de gladiatrice, pour le plus grand plaisir des Argeh'niens qu'elle divertissait. Mais c'était sans compter sur William, qui n'avait pas oublié cette belle Freyar-jum'a qu'il avait affronté quelques mois plus tôt; il insista tant et si bien auprès de son Père que ce dernier finit par accepter de relâcher Ethel, à condition qu'elle accepte de se mettre au service inconditionnel du Prince, sous peine d'être renvoyée sous terre. Depuis ce jour, la guerrière est aux côtés de celui qu'elle a d'abord servi sous la contrainte, puis volontairement, et dont elle a fini par tomber amoureuse. Aujourd'hui, celle qui a forgé sa Rédemption au sein des Argeh'niens est fière d'avoir risqué sa vie, il y'a plus de cinq siècles, en allant combattre ceux qu'elle considère aujourd'hui (et ils le lui rendent bien), comme son propre clan. Désormais nouvelle Impératrice, elle dirige les survivants Argeh'niens à l'aide de son époux.

Physique & mental :

  • Physique

Son minois peu marqué par les affrontement dispose d'un nez fin, en trompette, de deux yeux d'un vert impérial sombre et d'une paire de lèvre pulpeuses. Le tout décorant un visage ovale et encadré par une longue crinière roux sombre flamboyante jamais coiffée, sauf pour la chasse ou les batailles à grande échelle. Son corps est sculpté, atteint à deux reprises ; la première cicatrice se trouve sur le bas de son dos, et la seconde se situe sur son flanc gauche, à l'opposé de son tatouage. Résultat d'un coup de hache esquivé de peu. Par ailleurs, le dit tatouage représente son signe astral : le corbeau, qui lui valu un sale tour à sa naissance durant une nuit d'hiver. Adepte d'une démarche légère et silencieuse, la Freyar-jum'a fait de son mieux pour être le moins souvent entendue. Elle se fait discrète mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle se laissera marcher sur les pieds.

  • Mental

Lorsqu'on l'attaque verbalement, le Héraut retient l'affront et répond en général par les poings ou par le fil de sa lame. Du genre à répondre aux problèmes avec les armes plutôt qu'avec des mots, elle est impulsive et vaillante. Téméraire ou suicidaire, il n'y a qu'un pas à faire pour passer de l'un à l'autre. En revanche, si un de ses proches venait à se trouver dans le besoin, elle offrirait son aide, qu'elle soit financière, psychologique ou physique. Elle est d'une loyauté et d'une fidélité sans failles et son sens aiguë de l'honneur et de la justice la font connaître jusqu'aux confins de l'Empire.

Possessions :

Haut-faits :

  • Être capturée lors des affrontements qui ont opposés les Argeh'niens aux Foh-jum.
  • Sous l'insistance de William Hemswôr'th, être relâchée pour le servir.
  • Prouver sa valeur et son désir de servir l'Empire et devenir Chevalier Argeh'nien malgré sa différence.
  • Intégrer le Clan Voroceth.
  • Devenir Héraut Argeh'nien malgré sa différence.
  • Avoir vaincu l'Ettin «Fracasse-hommes» dans l'arène d'Erhur'cae, seule et à mains nues.
  • Avoir protégée la Gorge des Gardiens des tentatives de colonisation des clans de la Flamme.
  • Avoir survécu à l'invasion orchestrée par Epar'adur.
  • Obtenir Voe-koyis et l'Égide de l'Insoumis.
  • Devenir la nouvelle Maîtresse de Fay.
  • Avoir survécu à l'explosion du Puits de Magie Originelle et la dissolution de l'Empire.

Histoire :

À retcon
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=== 1. Une matinée banale, au sein d'un foyer calme et serein. ===


«Voyez ces landes esseulés de la Grande Longsanglots. C'est là-bas que commence le récit d'une jeune fille à l'avenir incertain. Ni noble, ni puissante, née de rien. Elle se nommait Ethel Godwin. Et ceci, est son histoire.»


Le jour se levait sur la ferme des Godwin. Une petite famille qui ne connaissait pas que la chance. Le père était chasseur est ivrogne invétéré. La mère était morte en donnant naissance à la petite dernière. Tirias, Loric, Roderik et enfin Ethel. Respectivement, le père, les fils et la fille.


Si le paternel n'était pas un exemple à suivre, un modèle. Les deux frères eux étaient de vrai petit diablotin, intenable et guerroyeur, ils se fourraient toujours dans des ennuis innommable. Dérobant des moutons pour en faire le repas du soir, soutirant de l'argent aux plus jeunes qu'eux, et tabassant ceux qui ne pouvaient pas payer. Ces petits démons avaient cependant ce petit quelque chose, qui faisait que rien ne semblait pouvoir les attendre. Peut importe la bêtise qu'il commettait hors des palissades de la citée, personne n'arrivait à obtenir de preuve.


Voilà ensuite, le souvenir qu'il reste de leur mère. Une rousse aux yeux d'un vert si intense qu'on pouvait s'y perdre en un instant. Un cœur sur la main et un bras armé de l'autre. Guerrière et voyageuse. Lithia la féroce, c'est ainsi qu'elle était connue dans les Arènes de la ville. Célèbre pour sa série de victoire brutalement interrompue d'une manière impromptue. La grossesse de ses enfants l'empêchait de reprendre les armes. Mais lui avait permis d'obtenir une belle réputation, rapidement salie par les jaloux. Lors de la naissance de sa dernière perle, Ethel. Elle succomba de fatigue, ses yeux restant clos à jamais alors que le jeune corps criait et luttait pour sa survie. Née d'une nuit d'hiver. Elle fût mise dehors dans le froid et la neige avec ses langes et une plume de corbeau. Tel était la tradition.


Une heure s'écoula, le corps gelé de la jeune fille fût récupéré et par un miracle. Celle-ci était encore en vie, elle avait vaincu le froid. Réchauffée et pouponnée, elle s'en tira qu'avec un vilain rhume qu'elle défît à son tour.


«Alors que nous discutons tranquillement, Les deux frères de l'Héroïne essayaient d'avoir une vie aisé et satisfaisante. Sans suivre le droit chemin, sans respecter autrui. Elle, doucement mais sûrement. Son père la préparait pour les événement qui se produiraient dans son futur.»


Les années s'écoulèrent doucement. Les deux aînés étaient de vrai monstres mais il ne fallut pas plus longtemps pour que leur avarice et leur désir de l'argent sale ne leur fasse connaître un sort funeste. Un beau jour, ils eurent l'idée de se faire des armes artisanales ayant eu l'occasion plusieurs fois dans leur enfance de jouer avec des arcs et de simple flèche. Ils allèrent plus loin, fabriquant aussi des lances et se lancèrent dans le banditisme. Pillant quelques caravanes marchandes qui venaient de la citée de Blancherive peu avant que celle-ci ne soit purgée. Les gardes en furent averti et des primes prirent pour cible les deux malandrins qui ne tardèrent pas à se faire envoyer dans les fosses de l'arène.


Tandis qu'au contraire, Ethel l'enfant sage, développait ses talents avec son père pour la chasse. Maniant l'arc de manière raisonnable. Parcourant les forêt du Fjörd en traquant des gibier simple tel que le renard ou encore le lapin, découvrant les joies du pistage et de la chasse. Elle était en revanche à chaque fois sévèrement punie, lorsque sur un chevreuil son tir n'était pas mortel et qu'elle était obligée de mettre fin aux souffrances de la bête elle même, en plus de subir des volées de coups et d'injures.


Les deux frères eurent la chance de pouvoir combattre ensemble pour leur liberté et le plaisir des spectateurs. Luttant contre le sort qui s'acharnait de plus en plus sur eux, les deux voyous qui n'avaient pas eu la présence d'esprit de ne pas franchir le cap entre vulgaire racaille et bandit. Le temps passait et ils devenaient de plus en plus fort, obtenant quelques droits et armes. Pour rester en vie.


2. Deux lions face à un dragon.

«Ce monde est cruel et dur. Ce n'est qu'un jeux infini où chaque perdant meurt et chaque gagnant obtient le droit de vivre. Il faut sans cesse se battre pour ne pas s'éteindre.»


Les deux hommes avaient vaincu maintes et maintes fois la mort. Jouant sans cesse avec leur vie aux seins des fosses des arènes de Lonsanglot, le cercle de sable immaculé de sang à chaque rixes macabres. L'acier tintant à chaque choc des armes. L'engouement du publique atteignit son paroxysme lorsque le duo allait devoir se confronter à une éminente figure des Arènes.


«Nous retrouvons les deux frères dans les geôles de l'arène, se questionnant sur leur sort alors que durant ce temps, Ethel est amenée là-bas par son père pour assister au duel.»


Loric prit la parole le premier, étant l'aîné des deux.


«Tu penses que ça sera qui cette fois et qu'ils nous prépareront quoi pour cette fois ? Moi, je pense à un de ces combat héroïque, seuls contre tous. Tu sais, comme dans les récit de père sur mère. Qui est tout de même parvenue à défaire cinq opposant à la fois ! C'est d'ailleurs grâce à ça qu'elle a eut son titre.»


Ricanant, son frère le regarda avec une lueur malicieuse.


«Moi, je pense plutôt à quelque chose de plus simple. Un combat inéquitable en deux contre deux. Le public ne serait que plus satisfait de nous voir échouer si près du but.»


Soupirant en secouant sa tête de droite à gauche, il lève le nez pour regarder à travers les barreaux de leur cellule.


«En tout cas, ça va être grandiose.»


«Et ainsi, nous délaissons nos charmant gladiateurs et criminels dans leur coin, pour rejoindre la jeune Ethel, à peine âgée d'une dizaine d'hiver et son père qui la presse d'avancer. Le combat n'est plus qu'à quelques heures.»


La voix éraillé du père se fit entendre alors qu'il s'installait. Il leur fallut presque une heure pour franchir les hordes de personnes qui se pressaient dans les gradins pour prendre place.


«Alors ma grande, que penses-tu des criminels ?»


L'innocence transpirant dans la voix de la jeune demoiselle qui répondit sans hésitation.


«C'est mal !»


L'air amusé se dessinant sur les traits âgés de l'homme. Il reprit.


«Et maintenant, que penses-tu de tes frères ?»


Cette fois-ci, la fille Godwin hésita, réfléchissant en se souvenant des histoires racontés par son père.


«Je … Euh … Ils n'ont que le … Sort qu'ils méritent ?»


Râlant doucement à la réponse, il s'attendait à mieux. D'un geste de la main il désigne l'arène, plus exactement, une grille qui se soulève et relâche deux fringants jeunes hommes. Paré de jambières en cuir, torse nu, de simple botte en fer protégeant leur pieds. Une épaulière trop légère pour réellement protéger sur les épaules. L'un tenant un fléau rouillé, l'autre une épée en fer.


Quelques sifflement résonnèrent. Le jeune Roderik, le plus charmant des deux avait réussi entre deux mise à mort, à charmer une donzelle dont il portait le mouchoir à la ceinture. Il s'élançait au trot hors des grilles, brandissant les poings au ciel, l'épée fendant les cieux. Tandis que Loric lui, se faisait plus modeste. Pénétrant la tête baissé en cherchant du regard le possible opposant.


La foule se mit à rugir lorsque l'autre grille s'ouvrit. Libérant Ethü Dabyrie, un des seigneur et le champion de l'arène. Paré d'une armure faite d'acier, portant une lourde masse renforcé par le même métal. Il avançait d'un pas lourd. Les deux jeunes hommes échangèrent un regard surpris en observant le colosse qui s'avançait vers eux. La masse tranquillement posé sur son épaule, sûr de lui, il se posa au centre de l'arène en attendant passivement. Puis lança d'une voix narquoise.


«Vous venez ou vous comptez rester plantés là ?»


Ni une, ni deux. Le plus jeune des frères s'élança. Roderik brandissant sa lame feinta une frappe sur la gauche pour se déporter à droite, l'épée sifflant en allant ricocher contre la cuirasse. Mais, c'était sans compté sur la force du Seigneur. Qui d'un mouvement vif, encastra son poing dans l'estomac du jeune adulte qui cracha aussi sec, une gerbe de sang et tomba à genoux.


Erreur qui pouvait se révéler fatale et qui l'aurait été, si Loric, l’aîné. N'avait pas suivi et abattait au même moment son fléau sur l'autre flanc du géant, qui dévia l'arme et brisa net le bras du porteur d'un coup de sa masse, une déflagration se produisit, envoyant valsé le gladiateur contre le sol. Hors combat. C'était vite réglé.


Mais, porté par un élan de vaillance. Roderik roula en avant. Sortant de la portée du titan armuré et se redressant habilement pour tituber peu après. Lame prise à deux mains. Il poussa un cri rageur. Chargeant le mastodonte pour attirer la fureur de la masse. Qui ne trouva aucune cible. Le jeune belligérant s'étant écarté à temps pour ne pas subir la déflagration provoqué par l'enchantement. Une soulevée de sable se fit. Provoquant les «hourra» de la foule en folie. Rapide et vif. Roderik fila sur le flanc du colosse, facilité par la différence de poids. Il déchira d'un coup de sa lame une partie du flanc d'Ethü, provoquant une giclée vermillonne.


«Séparons nous un instant de ces guerrier pour nous pencher sur la jeune fille qui en ressortira changée.»


Transcendant les cris de la foule, les pleurs de la jeune fille raisonnait. Celle-ci, effrayée de voir un homme être ainsi balayé. De voir des détonation ou encore, le membre brisé, dont l'os était visible, l'os et le membre de son frère aîné. Son père la maintenait en place. Pour qu'elle assiste au spectacle.

Lui murmurant que c'était le sort qui était réservé aux mauvais et aux félons, ceux qui ne sont pas capable, ne méritent pas de vivre. Le perdant meurt, et le gagnant vit. La triste réalité de ce monde.


«Cette parenthèse effectuée. Le combat poursuivi sous les rugissement de la foule à chaque déflagration que le gamin esquivait d'un rien à chaque fois. Le colosse touché une fois, ne plaisantait plus. Et ce n'était qu'une question de temps avant que Roderik ne soit mis hors combat.»


Le sable soulevé par les frappes, avait une puissance telle que quelques petites plaies c'étaient dessinés sur le corps des deux belligérant en puissance. Le jeune homme risqua une estoc et se retrouva balayé par la masse. Un coup en plein thorax qui vida tout l'air de ses poumons et l'envoya rejoindre son frère au sol. Les deux gisaient impuissants, le Champion n'ayant été atteint qu'une seule et unique fois. Mais, le plus jeune des frères avait eu le mérite de survivre plusieurs minutes face au géant.


D'une voix dédaigneuse, le colosse ramena la masse sur son épaule en observant les deux frères. Désignant en premier lieu Loric.


«Que les loups aient son corps.»


Puis, ramena l'index sur Roderik.


«Et que celui-ci, soit soigné et ramené dans les fosses de l'arène.»


Roulant des épaules, il délaisse les deux hommes gisant au sol tranquillement. Quittant l'arène. Quelques gardes viennent pour trainer le plus jeune dans les geôles, où une fois soigné, il reprendra les combat pour sa vie. A jamais maintenu dans les geôles comme divertissement pour le peuple de la cité.


Tandis que débarrassé de son fléau. Le plus âgé offrira leur repas aux loups, dévoré vivant sous le regard des spectateurs en folie. La peau arraché par les crocs, peu à peu. Ils déchirent la chair et éventrèrent vivant le gladiateur qui hurlait à la mort. Suppliant qu'on l'achève en répandant sang et tripes dans le sable pour satisfaire l'appétit des loups. Ayant assisté à un magnifique combat et un final sublime, le public se releva et quitta doucement l'arène.


«Enfin, presque tout les spectateurs dirons-nous. La jeune Ethel, elle. Est traumatisée. Une fois les loups rassasiés, il ramène l'enfant à la ferme. La faisant préparer le repas et ceci devint sa routine pendant un moment. Elle chassait, cuisinait, nettoyait et s'occupait de la ferme tandis que l'homme dépensait l'argent durement gagné par la jeune femme en devenir.»


3. De chasseur à Gladiateur..

«Forte de nouvelles expériences, et de cinq hiver supplémentaires. Revoici la jeune chasseresse Ethel, ayant développé un petit goût pour les ennuis et une haine pour l'autorité en place de son père. La loi du plus fort domine et elle allait le lui faire savoir.»


Mains jointes derrière son crâne, l'adolescente avance d'un pas félin dans les ruelles de la cité. Serpentant entre deux pâtés d'écuries qui sont présentés en nombre impressionnant au sein de la ville fortifiée. Sifflotant un air bien Fjördin. Elle se dirige vers l'auberge du quartier, y pénétrant ensuite. Elle regarde aux alentours. Avant de remarquer l'un des groupes de gamins qui lui sont rivaux. Aucuns d'eux n'apprécient la «Sœur des bandits.» Et aussi tôt rentrée, les insultes pleuvent et moqueries s'en suivent jusqu'à ce que la jeune femme sans vergogne réclame une chope de bière brune.


Le plus âgé du groupe s'approcha, tandis qu'elle payait de quelques pièces cuivrés en ayant l'air maussade. Il se pencha, déposa le coude gauche sur le bar, et écarta doucement de la main droite quelque mèches rebelles du visage de la chasseresse qui se laissa pour le moment faire. Il murmura doucement.


«Sœur, sœur des bandit. Où sont les chiens qui te servent de frères mh ? Oooh … Pardonnes moi, j'avais oublier que ces incapables sont mort dans l'arène comme les vermines qu'ils étaient. Mais toi, toi tu n'as pas à être comme eux, tu n'as qu'à offrir ton corps. Comme les petites putai- ...»


Ni une, ni deux. La chope se brisait sur la mâchoire du garçon. Surpris et recouvert de bière de la tête au pied. Sonné, il tituba en arrière, toisant la Rouquine au regard impérial. Svelte, et fine, masquée sous un manteau de cuir trop grand pour elle. Elle roula doucement des épaules, relevant ses poings prête à en découdre.


Sur le groupe de quatre qu'ils étaient, seulement deux réagirent. Venant soutenir leur 'chef' avant qu'il ne s'écroule au sol. Les deux autres s'élançaient sur la frêle figure, qui réceptionna le premier d'un chassé frontal. Dévoilant ainsi la botte qu'elle avait elle même renforcé d'une semelle épaisse. L'impact l'envoyant rouler au sol à coté du chef qui peinait à rester debout. Pendant que le second voyou arrivait. Accueillit par une formidable droite de la rouquine. Dirigé droit dans le nez, en un crochet et une gerbe de sang, elle le lui avait brisé.


Tout ça, elle l'avait appris en observant du pugilat dans différentes fermes méconnues et avec un peu de jugeote. Passant son pouce contre son nez, ricanant. Elle s'exclama d'une voix enjouée.


«Venez, venez. Je vous offre volontiers mes poings ! CHI-...»


'Clic' le tavernier braquait le groupe d'un vieux mousquet qu'il venait de charger. Tous détalèrent sans demander leur reste. Et peu après. La jeune femme était recherché pour vandalisme et agression sur des fils de la garde et se rendait d'elle même à la garde. S'excusant et se laissant mener à l'arène car tel était son sort et il était scellé.


«C'est ainsi que la vie de la Chasseresse prit un tout autre tournant. Loin la ferme et les forêt. La voilà en cage telle une bête de foire. Utilisée pour divertir le peuple comme ce fût le cas pour ses frères. Sauf qu'elle était jeune, avec peu d'expérience mais déjà de bon savoir acquis par la chasse.»


Pour son premier combat. Sa tenue était ridicule, une jupe de tissus blanc immaculé. Un bustier en cuir grossier mais épais qui couvrait la majeur partie de son thorax et ses épaules. Sa chevelure était nouée en une longue tresse qui chutait jusqu'à son fessier, flamboyante. Une épée courte, rouillé et abîmé par les affres du temps. Et une petite targe en bois. Elle devait offrir un spectacle sympathique à ses victimes de l'autre jour. Anxieuse et recroquevillée dans un coin devant la grille. Elle fût lancé à l'intérieur sans pitié, titubant maladroitement jusqu'au centre. Hésitante elle observa les alentours. Pour entendre et voir la foule qui la hué. Criant des injures diverses et variés.


Tel que «Petite putain !» ou encore «Chienne !» qui résonnait en cœur. Jusqu'à l'ouverture de l'autre grille, d'où s'échappa un barbare, armé d'une lourde hache et torse nu. Un simple pagne pour masqué ses parties génitales. Il laissa entendre un long rire, plantant sa hache dans le sable sans peur. S'exclamant.


«Petite chienne, petite chienne, vient voir papa. Viens me voir que je brise ton si joli cou.»


Craquant doucement ses poings l'un contre l'autre, reprenant sa marche inexorable vers la figure tremblante de la jeune femme. Qui en cause de désespoir. Trempa ses chausses et s'élança sur la montagne de muscle, esquivant ses bras puissant lorsqu'il tenta de l'attraper. Sa petite taille avait un avantage, elle était plus véloce que le géant. Un sillon sanglant se traça sur la cuisse droite, en partant du flanc de la rotule. Elle avait fait mouche. Et déroba au passage un hurlement de rage du Barbare. Qui s'empressa d'encastrer son poing droit dans la tempe de la jeune femme. L'expédiant au sol, sonné et gémissant. Sa lame glissant dans le sable.


D'un pas lourd, il vint se mettre sur elle pendant qu'elle rampait pour atteindre sa lame. Bloquée sous le poids du colosse qui la retournait comme une poupée de chiffon. Son visage faisant face au sien. Le barbare se penchant pour goutter la joue de la jeune femme. La parcourant de sa langue avant d'abattre une première fois son poing dans le ventre de cette dernière. Lui arrachant un cri de douleur, qui se répéta une vingtaine de fois, de même que les craquement sonore des os qui se fissurait à chaque frappe.


Puis, à la surprise de tous. Le barbare ne brisa pas le cou de la jeune femme, mais fila prendre sa hache. Il comptait faire un trophée de cette frêle créature. Qui avait profité de cet instant pour ramper sur quelques mètres encore et glisser sa lame sous son bras, la masquant ainsi. Il s'approcha, se pencha pour caresser une dernière fois la joue de la malheureuse qui. Saisit l'instant pour trancher la gorge du déviant. Le laissant s'écrouler sur elle dans une éruption vermillonne  Peu avant de perdre connaissance. Yeux clos et enterrée sous la musculature, le sang et le sable du barbare.


La Rouquine crachant du sang, fût traînée dans sa geôle. Soignée au minimum pour la garder en vie, balancée dans un coin de sa cage. Elle respirait difficilement et ne bougeait que peu. Après plusieurs jours seulement de récupération. La voilà qu'on l'envoyait de nouveau au combat. Toujours dans des duel singuliers.


Cette fois, elle serait opposée à un déserteur et ancien milicien. Lui portant une hallebarde et elle la même tenue et armes que le précédent affrontement. Fatiguée et pas remise du dernier opposant. Elle tituba dans l'arène, où l'homme eut cette fois-ci, la bonté d'âme de lui offrir une chance. Laissant son arme dans un coin, il s'avançait lentement vers elle. Le bras droit ne répondant pas aux demandes de la jeune femme, elle se défendit de sa vulgaire targe en bois, écartant le poing d'un revers pour ensuite, abattre le tour contre la gorge du soldat, lui coupant un bref instant la respiration.


Cependant, il s'élança pour ceinturer la jeune femme et la mettre au sol, à califourchon sur elle. Ses mains entourant la gorge de cette dernière qui luttait pour sa survie, autant que l'homme. Sous la furie des spectateurs qui scandaient le nom du milicien énoncé plus tôt. Le temps passa et la jeune femme commençait a ne plus avoir d'air, ses mains cherchant un quelconque appui sur le sol pour se libérer de même que ses jambes qui se tendaient et se détendaient répétitivement. Poussant un râle d'agonie pendant qu'elle étouffait peu à peu, rougissant puis commençant à bleuir. Elle n'était plus loin de l'asphyxie.


Mais, manque de chance pour lui. Le sol de l'arène était composé de pierre, et de sable. La jeune femme empoignant un galet imposant, qu'elle écrasa contre la tempe du belligérant. Celui-ci sonné, tomba sur le coté. Offrant la possibilité à la jeune femme de prendre le dessus. Celle-ci bien que faible, ne rata pas l'occasion, se tournant, elle enfonçant l'index et le majeur dans les orbites de l'homme. L'aveuglant puis, sa lame s'abattit sur la gorge en lui arrachant la vie.


«Et, le temps passa, trois années s'écoulèrent, peu à peu. La chasseresse devenant une guerrière accomplie, déjà qu'elle avait bien appris en observant des combat. Maintenant qu'elle luttait pour sa survie, elle progressait rapidement, éliminant avec de moins en moins de difficulté chaque concurrent. Approchant bientôt du défi pour sa liberté.»



4. Des ténèbres, à la lumière.

«Vingt-cinq combats pour obtenir sa liberté. Voilà ce que Ethel devait surmonter pour survivre et pouvoir reprendre une vie normale, sortir de l'obscurité du fond de son trou. Et elle comptait bien y parvenir.»


Les dix premiers furent laborieux, à chaque affrontements, la mort manquait de l'emporter. Mais, elle apprenait de ses erreurs et bientôt. Les adversaires ne trouvaient plus une jeune fille fragile mais bien une combattante sans états d'âme qui luttait afin de rester en vie. Sa vie valait plus que tout et elle ne voulait pas jouer avec.


La garde n'avait pas à se plaindre du comportement de l'adulte en devenir qu'ils gardaient. Elle était docile et calme, tant qu'on ne la poussait pas à bout ou ne tentait pas quoi que se soit sur elle. Lors des phases d'entraînement et d'habillage. Elle suivait les directives avec application. Ethel Godwin obtint ainsi une certaine renommée pour son calme hors des combat et son sang-froid lorsqu'il s'agit de prendre les vies. Le peuple s'attachait à elle, mais ce n'était que pour mieux apprécier la mort qui la guettait à chaque instant.


«Il est coutume que lors du quinzième combat. Le prisonnier soit exposé à trois opposant en simultané. Notre charmante demoiselle n'y échapperait pas.»


Paré de sa tenue habituelle. La jupe couvrant ses cuisses et genoux, maculée depuis le temps de sable et de sang séché. Ethel surveillait la grille, attendant son ouverture en soupirant, si la coutume prévoyait une mise à mort en trois contre un. La gladiatrice n'était pas au courant et s'était préparé sans peur. Lorsque la porte s'ouvrit, elle s'élança au trot dans le cercle de sable toisant les spectateurs qui clamaient en cœurs diverses choses, certains comme d'habitude, des insultes, d'autre beaucoup plus rare. Des encouragement. Tous n'étaient pas sans cœur. 


Et avec le temps Ethel était désormais une jeune adulte, son corps taillé par les combat, trahissait son appartenance à la gente féminine, de même que sa longue tresse.


En face d'elle, passèrent soudainement deux hommes de taille moyenne. Protégé par des tenues en cuir renforcés et doté d'épées simplement. Ils s'écartèrent pour faire passer un être plus grand. Il devait environs faire deux mètres de haut et, ceci fît trembler la jeune femme qui n'avait combattu qu'une seule fois un être comme ça, et si elle n'avait pas été assez rapide, elle serait morte.

Cependant, aujourd'hui était un jour nouveau. Elle était différente et elle le sentait. Ce combat était prometteur. Les deux «équipes» se toisaient. Décrivant un cercle dans l'arène en errant lentement. Dans les hommes, il y'avait un jeune brun frêle. Un blondinet costaud qui semblait avoir pratiquement la trentaine d'hiver. Et enfin le colosse qui était chauve.


«Notre foule ici présente. Se doute que le combat n'est pas équitable et pourtant. La volonté de survivre surpasse tout.»


Dans un juron poussé par le plus jeune. Le groupe s'élança sur la jeune femme qui commença une folle course pour sa survie.


«Ici, notre arène a été agrémentée et décorée de ruine, des rocher et des morceaux de bâtiment détruit. Offrant un terrain vaste et varié aux combattants au lieu du classique cercle de sable où ils avaient l'habitude de combattre. Et Ethel profitait bien des obstacles et piège qu'elle pouvait dresser en un instant au détour d'un mur.»


Les gens huaient la jeune combattante qui refusait son sort, courant à en perdre haleine, elle s'arrêta au détour d'un gros bloc de pierre étant parvenue à mettre une faible distance entre elle et ses poursuivant. Elle se pencha doucement pour voir que le blond fonçait dans sa direction. Tendant l'oreille pour se fier aux bruits de pas et au souffle vif. Elle se leva brutalement, sortant de la cachette pour s'écraser contre l'homme. Sa lame perçant les entrailles du gladiateur en l'entraînant au sol.


Les deux ne tardèrent pas à arriver, un coup de pied dans le flanc de la femme l'a fit rouler sur le sol. Pendant qu'une lame frôlait son flanc pour ricocher contre le sol sableux et pourtant dur de l'arène, abattant sa lame à plusieurs reprise sans atteindre le corps qui roulait et esquivait au sol. Finalement, il lui laissa la chance de se relever. Le colosse restant en retrait pour observer.

Elle faisait tourner sa lame. Déglutissant en plaçant sa ridicule égide de bois devant-elle. Arrêtant le coup de son opposant en utilisant le bord de son bouclier. Elle abattait sa lame dans l'air face à elle pour ne trouver personne et recevoir un coup de coude dans la mâchoire. Bientôt suivi par un coup de poing dans l'estomac et fauchée pour être mise au sol.


Le Brun dégagea l'arme de la jeune femme d'un coup de pied. Allant pour enfoncer sa lame dans le buste de la gladiatrice. Celle-ci eut le réflexe et le temps d'interposer son égide qu'elle maintenait de ses deux mains. La lame de son opposant la transperçant sans parvenir à atteindre la pièce de cuir qui recouvrait le haut de son buste.

Soudain, l'homme se retirait et des mains puissantes empoignaient les chevilles de la femme pour la traîner sans compassion dans le sable. Avant de l'envoyer s'écraser contre la pierre. Le colosse agissait de nouveau.


Poussant un râle d'agonie, elle retombait sur le sable en toussant. Rampant doucement avec un air de déjà vu. Seulement, bien vite rattrapée. Une main puissante empoignait son crâne et la soulevait du sol. Pour qu'un bras entoure sa taille et la garde en l'air. Deux orbites sanglantes se posèrent sur son visage. Avant qu'un violent coup de tête ne frappe son minois et l'assomme en partie. L'envoyant de nouveau valser comme une vulgaire poupée de chiffon, la jeune femme roulait dans le sable à demi-consciente.

Une épée perça son bas dos. Arrachant un cri de douleur à la jeune femme aussi tôt retiré pour qu'un coup de pied percute de nouveau le flanc et la fasse encore soulever une gerbe de sable. Sa fin était-elle arrivée ?


Son bras ricocha contre quelque chose, en fer. Elle glissa sa main dessus, pour réaliser que c'était sa lame. Empoignant le manche et commençant à se vider de son sang. Elle se releva, vacillante. Une épée venait à sa rencontre, qu'elle dévia de sa lame pour encastrer le coude droit dans le menton du brun. Bientôt fauché par le fer qui mordait dans sa gorge.

Paumes sur la gorge, arme au sol, il se tortillait en expulsant des giclées sanglantes en l'air pour finalement s'écrouler en ayant expirer son dernier souffle.


Tout se jouait entre elle, et le colosse qui jusqu'à maintenant, n'avait pas fait grand chose si ce n'est l'envoyer balader deux fois. Tout allait se jouer dans l'instant qui se profilait, les deux s'élancèrent, tel David contre Goliath, la jeune femme aussi agile que le colosse mais moins forte, se déroba d'un pas chassé sur la gauche. Sa lame étant bloquée par le bras de l'homme qui empoignait son épaule. Et fauchait ses jambes d'un coup de pied. Chutant en avant elle se réceptionna d'une roulade, de nouveau sur pied, elle faisait face au gladiateur qui avait pris l'épée du défunt égorgé et avançait sur elle d'un pas menaçant.


La plaie dans son dos brûlait, elle sentant son sang qui tachait sa jupe, le moindre de ses muscles était douloureux pourtant, Ethel devait parvenir à surmonter cette douleur pour défaire l'homme en face d'elle. Des échanges violent s'en suivirent. Souvent en défaveur de la jeune femme qui reculait inexorablement vers un coin de l'arène. Esquivant et déviant jusqu'à ce que son bouclier lui soit brutalement arraché. Et qu'un coup de pied dans son bassin l'envoie dans le sable, à la merci de l'homme, tandis qu'elle s'apprêtait à mettre le coup fatale. Elle envoya son pied dans le flanc de la rotule, le forçant à se mettre à genoux. Puis d'un coup de talon, dans les parties génitales. La Rouquine le fît rouler en arrière. Se relevant et saisissant l'occasion pour perforer le cœur du gladiateur sans faire de geste théâtrale juste un coup bref et précis.


Elle arracha la victoire au trio défunt. S'écroulant peu après dans l'arène en perdant connaissance. Deux marres de sang se formant peu à peu alors que la vie semblait prête à abandonner la jeune femme. Sauf que manque de chance pour elle, elle fût soignée une énième fois. Maintenue en vie pour le plaisir des fidèles clients de l'Arène.


«Suite à cela. Les combat devenait de plus en plus dur mais Ethel aussi, elle ne craignait plus la douleur et n'hésitait plus à prendre des coups pour éliminer ses opposants. Bientôt, elle arriverait contre le champion de l'arène, l'homme qui a pris la vie de ses frères. Elle comptait les venger.»


5. L'ultime combat.

«On ne se souvient pas de la vie d'un Fils du Nord, mais bien de sa mort. Les frères d'Ethel étaient mort contre le champion. Et, tout semblait indiquer qu'elle allait suivre le même chemin.»


L'aube se levait et les gardes de l'Arène réveillaient un à un les prisonnier en frappant dans les barreaux des cellules. Ethel étalée de tout son long sur le sol froid lâcha un grognement en se retournant, ne souhaitant pas sortir de la torpeur qui la berçait. Si le bruit ne la tirait pas de son lit. Un coup de pied dans le dos l'a fît tomber de son nid et râler de douleur.


Une tenue plus grossière que la précédente lui tomba sur la figure. Un bustier de cuir se fermant à l'aide de lacet dans le dos. Et une autre jupe, non plus en tissus mais faite de lanière de cuir et fermant avec une corde en chanvre, elle ne fermait pas et ne protégeait pas. C'était purement esthétique même si ça permettait de se mouvoir avec aisance. Par la suite, une fois parée. Deux gardes l'escortèrent dans l'armurerie de l'arène. Où reposaient sur différent râtelier des armes variés. Du fléau à la hache de bataille, de la claymore à la misérable dague. La jeune femme opta comme à son habitude, pour un bouclier et une épée en fer. La rondache était doté d'un tour en acier et d'un rond métallique au centre, sensé prévenir d'un possible choc avec une épée.


«Pour le moment, la demoiselle ne faisait que se questionner. Qu'allait-il lui arriver ? Qui allait-elle combattre ? Combien de personnes ? Ces questions fusaient dans son esprit alors qu'elle terminait de se préparer pour son dernier combat.»


Du pain rassis et une petite gourde d'eau attendait juste dans sa cellule mis à même le sol, visiblement. Quelqu'un tenait à ce qu'elle ait quelque chose dans l'estomac pour combattre. Elle se pressa de dévorer le petit festin qui changeait de d'habitude. Depuis qu'elle était là, tout les deux jours au soir. Elle était nourrie, et tout les soir, elle recevait un peu d'eau. De même lorsqu'elle était soignée.


Fin prête et équipée. Les gardes menèrent la combattante à la grille familière, ricanant à mi-voix alors qu'ils se demandaient quel sort attendait la femme. Lorsque la grille s'ouvrit, les deux impatients poussèrent la Fjördinne dedans et refermèrent en un instant. En face d'elle, se tenait déjà au centre du cercle de sable, le seigneur Dabyrie. Ethü, le tueur de ses frères. Comme à l'époque, vêtu de son armure en acier, renforcé par la cotte de maille. La masse enchanté reposant sur l'épaule, il toisant la jeune femme.


«Si j'avais su qu'on m'enverrait un vermisseau comme toi, je serai venu les mains dans les poches.»


Et, l'histoire se répétait. Elle s'élança sur le colosse, qui amorça une frappe à l'estomac, mais le poing ne trouva que le vent. Il eu tout juste le temps de voir l'éclat lumineux qui fusait vers son orbite gauche, qu'il opposait son bras à la lame faiblement aiguisé, qui perça légèrement la plate et entailla son poignet.


Poussant un râle, il décrocha un coup de poing dans le minois de la Rouquine, ce qui fit vibrer chacune de ses dents. Suite à quoi, les assauts du colosse s'enchaînèrent. Tantôt coup de pied, tantôt frappe du coude. Tantôt coup de masse dévastateur. Il voulait pulvériser son opposante pour la punir de son affront. Une charge esquivée, la Rouquine répondait d'un coup du tranchant dans le flanc du colosse. Le touchant pour la seconde fois.

Après quoi, l'approcher relèverait du miracle. Sa masse balayait l'air, et menaçait de mettre au tapis la combattante qui s'épuisait à bondir dans tout les sens possibles et inimaginables afin d'être hors de porté. Un coup cependant, franchi son agilité. Et heurta sans retenu son bassin. La déflagration l'expédia dans le sable, le souffle coupé et sonnée. Passant à quatre pattes, elle se releva avec difficulté pour être cueillie d'un coup de pied dans le flanc. Ethel roulait de nouveau sur le sable. Non loin de la défaite. La masse s'abattit sur la jeune femme qui préféra rouler au sol plutôt que de finir en charpie. Le sol se brisant sous la puissance de la frappe, l'enchantement aidant grandement.


«Suite à cela, le combat perdura longuement. La jeune femme subissant des coup violent sans réussir à atteindre le colosse. Bientôt, elle se retrouva au sol, suite à un second coup porté à sa cage thoracique. Vaincue, elle gisait au sol à deux doigt de la mort. Mais contre toute attente ...»


Le colosse se baissa, déposant ses coudes sur ses genoux. La masse au sol, il promenait ses yeux sur la perdante en ayant un air qui se serait voulu en d'autre occasion compatissant. Peu avant de prendre la parole, il pencha la tête en remontant son regard sur le visage de la femme. Sa tresse glissant contre son épaule.


«Quel est ton nom ?»


Pratiquement morte, au bord de l'inconscience. Elle parvient à articuler d'une voix brisée par le manque d'air.


«Et- … Ethel … Godwin.»


Doucement, la jeune femme tourna la tête sur le coté, pour expulser une gerbe de sang dans le sable tacheté du liquide vermillon. Le colosse reprenant d'une voix calme, un sourcil levé et glissant l'index sous son nez pour le frotter.


«Tu es la sœur des jumeaux ?»


«J'au- … J'aurai préférée être.. Connue ... pour autre chose..»


Elle luttait contre le sommeil envahissant, pour répondre comme elle le pouvait. Lâchant un petit ricanement avant de geindre de douleur. La main droite du béhémoth se déposant sur le ventre de la figure vaincue.


«Évite de t'agiter. J'ai vu tes combat, avant d'arriver jusqu'à moi. Tu es forte. Tu retournes toujours la situation à ton avantage, au dernier moment, c'est assez impressionnant.»


Un faible murmure échappant des lèvres de la jeune femme qui ne tenait presque plus, le souffle difficile et lent.


«Mer- …-ci ? .. Je suppose ..»


L'homme garde sa main sur le ventre visible de la femme, où une trace rougeâtre vivace est visible suite au coup de masse. Le regard planté dans le blanc de ses yeux.


«Selon toi, pourquoi vais-je te tuer ?»


La jeune femme toussa, du sang perlant le long de sa lèvre inférieur pour atteindre le sable.


«Pa- … Parce que .. C'est la règle ? … L- .. le perdant .. Meurt et … Et le gagnant vie ? ..»


Un sourire aux lèvres, le colosse se redresse et fait signe en direction de la grille. Deux hommes pénétrant pour récupérer le corps inanimé de la jeune femme pour qu'elle soit la victime de soins intensif. Puis, délaissé sur le sol froid, en seule compagnie du champion. Celui-ci attendit qu'elle rouvre les yeux et soit de nouveau éveillée pour prendre encore une fois la parole.


«Qui est ton père ?»


La réponse ne se fit pas attendre et comme précédemment. La voix de la jeune femme était faible.


«Un.. Un fermier .. Et chasseur. Du .. Du nom de Tirias.»


«Je ne le connais pas. Il est en vie ?»


«Ou- .. Oui, il réside hors des murs ..»


Il s'approcha de nouveau de la blessé, l'observant de la tête aux pieds.


«Pourquoi t'es tu retrouvée ici ?»


Déglutissant doucement, peu fière de ce qu'elle avait fait, elle détourne le regard.


«Une .. Bagarre de taverne .. Il .. Il y'a plusieurs années. J'ai explosé ma chope .. Sur la tête d'un fils d'un .. Des membres de la garde. Il se moquait de moi .. A cause de mes frères.»


Il rit doucement, son regard restant sur le minois amoché de la Rouquine pendant que sa main glisse sur la bordure de la jupe de cuir. Parcourant le tour du vêtement parsemé de sable et de sang. Et, la rouquine trop épuisée pour réagir, reste parfaitement immobile. L'homme reprend.


«Moi qui pensais qu'Halona était la seule femme du Fjörd a être aussi violente. Combien étaient-ils ?»


«... trois de mon âge.. Et un légèrement .. Plus âgé .. C'est sur .. Le plus âgé que j'ai brisé ma chope ..»


«Bien pensé, en voyant que le plus vieux se fait descendre, les plus jeunes hésitent toujours à approcher.»


Le colosse glissa ses doigts sur la corde de chanvre pour la défaire, guettant d'un œil la réaction de la Rouquine en poursuivant.


«Tu regrettes d'avoir fait ça, ce jour là ?»


Lentement, elle rapprocha ses jambes, en vain. La fatigue faisant qu'elle retombaient contre le sol froid.


«... Absolument .. Pas. Devrais-...-je .. regretter d'avoir frapper des idiots ?»


Il observa la réaction, puis observa le visage de la femme. Glissant la jupe le long de ses cuisses, dévoilant son sous-vêtement. Et s'arrêtant à hauteur des genoux. Les joues de la demoiselle rougissaient tandis qu'elle tentait de mettre ses jambes l'une sur l'autre pour se cacher. Râlant de douleur en bougeant.


«C'est à toi de le décider. La question est plutôt, regrettes-tu d'avoir défendu ton honneur et celui de tes frères, ou non ?»


«.. Je ne regrette pas.»


Sa main remontait doucement le long de son ventre, pour venir défaire les lacet de son haut en mettant la femme sur le flanc. Il poursuivit d'une voix toujours calme.


«Tu devrais éviter de bouger. Tu vas te faire encore plus mal que tu ne souffres déjà. Dis moi, pourquoi penses-tu que je ne te tue pas, Ethel Godwin ?»


Renonçant, les jambes et les bras de la femme retombaient au sol, alors que l'homme écartait les pans de son haut pour le retirer au final. La laissant en sous-vêtement. Son regard plongé dans le sien.


«... Parce que .. Je suis une femme ? .. Et .. que je me suis .. bien battue ?»


Il souriait, sa main redescendant pour enlever la jupe de cuir et remonter en parcourant les cuisses. Poursuivant l'air de rien.


«Tu as plus ou moins raison. Et .. Que pourrais-je bien faire avec une femme comme toi ?»


Encore une fois, elle détourna le regard de celui de l'homme. Ses joues brûlant au maximum.


«.. Beaucoup .. de chose.»


Il se mit à califourchon sur elle. Sans que son poids ne l'écrase. Ses mains empoignant les frêles poignet de la perdante pour lui écarter les bras. Toujours aussi calme.


«Beaucoup de chose, en effet. Cela te dérange ?»


Il marque une brève pause et avant qu'elle ne puisse répondre, reprend.


«Tu es une femme, rien de plus.»


«... Ça .. me dérange. Mais … Puis-je .. réellement dire non ?»


Autant épuisée physiquement que mentalement. Elle gît immobile, à la merci du colosse qui la mise pratiquement nue.


«Je ne crois pas.»


S'abaissant, il amena ses lèvres sur le haut de son buste. Puis se redressa et éclata de rire, sifflant les gardes qui revinrent avec quatre sacs.


«Redresses-toi, Ethel Godwin, et affrontes ta douleur pour me faire face.»


La jeune femme tremblait de tout ses membres en puisant dans ses réserves pour se remettre sur pied. Vacillant et échappant de peu à la chute. Elle tint sur ses deux jambes, quelque peu voûté. Le colosse croisa simplement ses bras sur son ventre, les gardes lâchant les sacs aux pieds de la demoiselle, l'un dévoilant de la nourriture en quantité, le second des vêtement de soie nouveaux, et le dernier, était rempli d'espèce sonnantes et trébuchantes, le dernier lui. Était vide. Le béhémoth reprit d'une voix ferme et on ne peut plus sérieuse.


«J'ai vu passer beaucoup de combattant dans cette arène, Ethel Godwin. J'en ai tué beaucoup également, et peu ont survécus à leurs blessures à la sortie des gradins. Très peu de femmes snt arrivées cette arène, et encore moins sont arrivées jusqu'à moi. Pour tout de dire, tu es la première. Vis encore Ethel Godwin. Bats-toi comme tu t'es battue ajourd'hui, et peut-être que nous nous recroiserons un jour. Et ce jour-là. J'attends de toi que tu saches me résister.»


Chutant à genoux devant les sacs pour les examiner en prêtant une oreille attentive aux dires de l'homme, elle renifle la nourriture, caresse la soie, effleure l'or. Avant de regarder l'homme et de reprendre sur le même ton que lui.


«Sur mon .. Honneur, j'en fais le serment.»


«N'oublie pas ce serment, Ethel Godwin. Si tu perds nôtre prochain combat, je te ferai ce que je prévoyais de faire aujourd'hui.»


Malgré le ton ferme et sérieux du colosse. Un sourire reste gravé sur ses lèvres. Avant de tourner les talons, il termine.


«J'en fais également le serment.»


«Je n'oublierai pas.»


«Espérons-le.»


Le colosse retourne dans le cercle de sable, accueillit par la foule. Les gardes eux, viennent ouvrir la grille à la jeune femme qui s'était rapidement rhabillée dans la soie. La liberté et une nouvelle vie l'attendait en dehors de ces murs. Et elle allait la savourait à pleine dent avec l'or et la nourriture fraîchement acquise.  

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